L'économie palestinienne demeure de petite taille, morcelée entre la Cisjordanie, Jérusalem-Est et la bande de Gaza, et étroitement liée à celle d'Israël depuis le protocole de Paris de 1994. Les services y dominent la valeur ajoutée, devant une industrie légère, la pierre et le marbre, l'agriculture et un secteur des technologies de l'information concentré autour de Ramallah. La guerre ouverte à Gaza depuis octobre 2023 a détruit l'essentiel de l'appareil productif du territoire, dont la CNUCED estime qu'il s'est contracté de 83 pour cent sur la seule année 2024. En Cisjordanie, la suspension des permis de travail en Israël, le durcissement des restrictions de circulation et la rétention des recettes fiscales collectées par Israël ont provoqué un recul de l'activité, suivi d'une reprise modeste en 2025 selon la Banque mondiale. Le Bureau central palestinien de statistiques a mesuré un chômage de 28,7 pour cent en Cisjordanie pour l'année 2025. L'Autorité palestinienne traverse une crise budgétaire durable, marquée par le versement partiel des salaires publics et par un endettement intérieur croissant. L'aide internationale, longtemps déterminante, se situe à des niveaux nettement inférieurs à ceux de la décennie précédente. Les besoins de reconstruction de Gaza ont été évalués à environ 71,5 milliards de dollars par la Banque mondiale, les Nations unies et l'Union européenne.
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