Les activités économiques palestiniennes se répartissent entre une agriculture ancienne, un tissu industriel léger, un secteur de la construction sensible aux cycles et des services urbains en croissance. La fragmentation du territoire et les restrictions de circulation pèsent sur chacun de ces secteurs, à des degrés différents selon les régions.
L'olivier occupe la première place dans les surfaces cultivées et façonne les paysages de Cisjordanie. La récolte d'automne mobilise une large part des familles rurales et alimente une filière d'huile, de savon et de conserves. Les agriculteurs de la vallée du Jourdain produisent aussi des dattes, des agrumes et des primeurs. L'accès aux terres situées derrière la barrière de séparation ou dans les zones placées sous contrôle israélien reste soumis à des autorisations.
L'industrie palestinienne repose sur des entreprises de petite taille, souvent familiales, actives dans l'agroalimentaire, les boissons, le plastique, le textile, le cuir, le mobilier et la pharmacie. Plusieurs laboratoires pharmaceutiques fournissent une part notable du marché intérieur. Ces unités dépendent d'intrants importés qui transitent par les ports israéliens.
L'extraction et la taille de la pierre calcaire constituent une spécialité reconnue, concentrée autour d'Hébron, de Bethléem et de Naplouse. Cette filière compte parmi les premiers employeurs industriels et parmi les premiers postes d'exportation du pays.
La construction suit les cycles de l'aide internationale et des transferts de la diaspora. Le secteur a fortement souffert de l'arrêt des chantiers et de la suspension des permis de travail en Israël intervenue après octobre 2023.
Les services représentent la majeure partie de la valeur ajoutée, avec le commerce, la banque, l'assurance, l'éducation et la santé. Le groupe Paltel domine les télécommunications à travers ses filiales de téléphonie mobile et d'accès fixe. Un secteur des technologies de l'information s'est développé autour de Ramallah et de Naplouse, avec des sociétés de développement logiciel et de services externalisés qui travaillent pour des clients étrangers.
Le tourisme de pèlerinage constitue une ressource majeure pour Bethléem, Jéricho et Jérusalem-Est. Les hôtels, les guides, les ateliers de bois d'olivier et les transporteurs en dépendent directement. L'activité s'est effondrée depuis octobre 2023.
La pêche a longtemps fait vivre plusieurs milliers de familles à Gaza, dans une zone maritime dont l'accès est limité par la marine israélienne et dont l'étendue autorisée a varié au fil des années. Depuis octobre 2023, cette activité est pratiquement interrompue et la flottille a été détruite en grande partie.