Santé et sécurité en Palestine

Le système de santé palestinien fonctionne de manière très inégale selon les territoires, avec un réseau structuré mais sous tension en Cisjordanie et un effondrement dans la bande de Gaza depuis octobre 2023. Les questions de sécurité se posent surtout en termes de circulation et de tensions localisées.

Système de santé palestinien

L'offre de soins combine des établissements du ministère palestinien de la Santé, des hôpitaux associatifs et confessionnels, des cliniques privées et des dispensaires de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine. Le financement dépend fortement de l'aide extérieure et des transferts budgétaires de l'Autorité palestinienne, eux-mêmes affectés par la rétention des recettes fiscales.

Hôpitaux de Cisjordanie

Ramallah, Naplouse, Hébron, Bethléem et Jénine disposent d'hôpitaux généraux assurant les urgences et une partie des spécialités. Les établissements de Jérusalem-Est constituent le principal recours pour l'oncologie, la cardiologie pédiatrique et les traitements complexes.

Effondrement du système de santé à Gaza

Les organisations des Nations unies documentent depuis 2023 la destruction ou la mise hors service de la plupart des hôpitaux de la bande de Gaza, la pénurie de médicaments et de carburant et la difficulté d'évacuer les malades. L'appel humanitaire de 2026 coordonné par les Nations unies portait sur 4,1 milliards de dollars et n'était financé qu'à environ 40 pour cent au mois d'août 2026.

Permis de sortie pour soins

Les patients de Gaza et, dans une moindre mesure, ceux de Cisjordanie doivent obtenir une autorisation israélienne pour se faire soigner à Jérusalem-Est, en Israël ou à l'étranger. Les délais et les refus opposés à ces demandes font l'objet d'un suivi régulier par l'Organisation mondiale de la santé.

Pharmacies et assurances de voyage

Les pharmacies sont nombreuses dans les villes de Cisjordanie et délivrent de nombreux médicaments sans ordonnance, mais les ruptures d'approvisionnement restent fréquentes. Une assurance de voyage couvrant les frais médicaux, l'hospitalisation et le rapatriement sanitaire est vivement recommandée, la portée des exclusions applicables aux zones déconseillées méritant un examen attentif.

Sécurité et checkpoints

La criminalité de droit commun visant les visiteurs demeure faible. Les risques tiennent principalement aux opérations militaires, aux affrontements aux abords des camps de réfugiés et des colonies, aux violences de colons signalées par les organisations humanitaires et aux fermetures soudaines de routes. Les points de contrôle imposent des attentes imprévisibles et leur franchissement suppose de disposer en permanence de son passeport.

Conseils sanitaires

Aucune vaccination n'est exigée à l'entrée. La mise à jour des vaccinations habituelles, la prudence avec l'eau du robinet en dehors des grandes villes et la protection contre les moustiques figurent parmi les précautions généralement mentionnées par les autorités sanitaires européennes.