Les territoires palestiniens rassemblent des sites archéologiques, religieux et paysagers d'une densité rare, dont six figurent sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. La visite se concentre en pratique sur la Cisjordanie et sur Jérusalem-Est, la bande de Gaza demeurant inaccessible.
Bethléem abrite l'église de la Nativité, bâtie sur la grotte identifiée par la tradition chrétienne comme le lieu de naissance de Jésus. L'ensemble, inscrit au patrimoine mondial en 2012 avec sa route de pèlerinage, associe une basilique du sixième siècle, des couvents grec, arménien et latin et des mosaïques d'époque constantinienne. La place de la Mangeoire, la mosquée d'Omar, le marché ancien et les ateliers de bois d'olivier complètent la visite, tout comme le camp de réfugiés de Dheisheh et le mur de séparation couvert de fresques.
La vieille ville d'Hébron, inscrite au patrimoine mondial en 2017, s'organise autour du Haram al-Ibrahimi, également appelé tombeau des Patriarches, édifice d'origine hérodienne vénéré par les juifs et par les musulmans et partagé depuis 1994 entre une mosquée et une synagogue. Les souks couverts, les ateliers de verre soufflé et de céramique et les fabriques de savon témoignent d'une longue tradition artisanale. La ville est marquée par la présence de colonies au cœur du tissu urbain et par un contrôle très dense.
Naplouse, adossée aux monts Ebal et Garizim, conserve une casbah ottomane, des bains anciens, des fabriques de savon à l'huile d'olive et une réputation gastronomique liée à la kunafa. Le mont Garizim accueille la communauté samaritaine, l'une des plus anciennes du Proche-Orient, dont les pèlerinages annuels attirent des visiteurs.
Jéricho revendique le statut de plus ancienne ville habitée du monde et son site de Tell es-Sultan a rejoint le patrimoine mondial en 2023. Le palais omeyyade d'Hisham, à quelques kilomètres au nord, présente une immense mosaïque restaurée et remise au jour. Le mont de la Quarantaine, accessible par téléphérique, et le monastère de Saint-Georges de Koziba dans le wadi Qelt complètent la visite.
Sébaste, l'ancienne Samarie, réunit des vestiges hérodiens, romains et byzantins dans un paysage d'oliviers et a rejoint le patrimoine mondial en 2026. Battir, au sud-ouest de Jérusalem, protège un système de terrasses et d'irrigation antique inscrit en 2014 sous le titre de paysage culturel des terres d'oliviers et de vignes.
Ramallah joue le rôle de capitale administrative et culturelle de la Cisjordanie, avec ses théâtres, ses galeries, son musée national consacré au poète Mahmoud Darwich et une vie nocturne inhabituelle dans la région. La localité voisine de Taybeh accueille une brasserie et un festival de la bière.
La vieille ville de Jérusalem réunit le Saint-Sépulcre, l'esplanade des Mosquées avec le Dôme du Rocher et la mosquée al-Aqsa, le mur Occidental et les souks des quartiers chrétien, musulman, arménien et juif. Le mont des Oliviers, la vallée du Cédron et les quartiers palestiniens de Silwan et de Sheikh Jarrah en constituent le prolongement. Les conditions d'accès à l'esplanade varient selon les périodes et selon les décisions des autorités.
Les rives septentrionales de la mer Morte, atteintes depuis Jéricho, offrent baignade et boues minérales dans un paysage désertique marqué par le recul continu du niveau des eaux. Le sentier Masar Ibrahim al-Khalil parcourt pour sa part environ trois cent trente kilomètres, de Rummana au nord-ouest de Jénine jusqu'à Beit Mirsim au sud-ouest d'Hébron, et traverse plus de cinquante villes et villages. Il se pratique par étapes, avec hébergement chez l'habitant et guides locaux.