Hymne de la Palestine

Fida'i constitue l'hymne national de l'Etat de Palestine. Son titre se traduit approximativement par celui qui se sacrifie, terme formé sur la racine arabe qui a donné le mot fedayin. Le chant est exécuté lors des cérémonies officielles, des rencontres sportives internationales et des réceptions diplomatiques palestiniennes.

Auteurs et composition

Les paroles sont attribuées au poète palestinien Said al-Muzayin, connu sous le surnom de Fata al-Thawra, l'enfant de la révolution. La musique revient au compositeur égyptien Ali Ismael, auteur par ailleurs de nombreuses partitions pour le cinéma et la radio du monde arabe. L'orchestration retenue pour les usages officiels privilégie les cuivres et un tempo de marche.

Chronologie d'adoption

La déclaration d'indépendance proclamée en 1988 prévoit à son article 31 la désignation d'un hymne national. L'Organisation de libération de la Palestine a officialisé Fida'i en 1996, en remplacement du chant Mawtini employé jusque-là. Plusieurs références situent toutefois son adoption par le Conseil national palestinien dès 1972, ce qui reflète la distinction entre un usage militant ancien et une consécration institutionnelle plus tardive. Cette divergence de datation demeure présente dans la littérature disponible et mérite d'être signalée.

Thèmes du texte

Le poème développe le motif du combattant qui engage sa vie pour la terre et pour le retour. Il évoque le pays, ses montagnes et ses vallées, la longueur de l'exil et la transmission de la lutte d'une génération à la suivante. Le registre est celui de la poésie de résistance qui s'est développée dans le monde arabe après 1948. Le texte ne comporte pas de référence confessionnelle explicite et s'adresse à l'ensemble des Palestiniens.

Usages et interprétations

L'hymne accompagne les cérémonies de l'Autorité palestinienne ainsi que les compétitions où concourent des sportifs palestiniens. Il a fait l'objet de nombreuses reprises par des chorales et des orchestres, en Palestine comme dans la diaspora. Son exécution publique a parfois suscité des tensions selon les contextes, plusieurs organisations ayant documenté des interdictions ponctuelles.