La question palestinienne occupe une place centrale dans la diplomatie régionale. La reconnaissance internationale de l'Etat de Palestine s'est élargie, alors que le processus issu des accords d'Oslo est resté sans conclusion.
Cent cinquante-sept des cent quatre-vingt-treize Etats membres des Nations unies reconnaissaient l'Etat de Palestine en septembre 2025. L'Irlande, la Norvège et l'Espagne avaient franchi ce pas en mai 2024. Une nouvelle vague a ensuite inclus des membres du groupe des sept, dont le Canada, la France et le Royaume-Uni. La Belgique a annoncé le 1er septembre 2025 une reconnaissance assortie de conditions liées à la libération des otages et à la gouvernance de Gaza.
L'Assemblée générale a accordé à la Palestine le statut d'Etat observateur non membre le 29 novembre 2012, puis a élargi ses droits de participation en mai 2024. L'admission comme membre à part entière suppose une recommandation du Conseil de sécurité, bloquée par le veto des Etats-Unis.
Les accords signés en 1993 et 1995 prévoyaient une période intérimaire de cinq ans devant conduire à une négociation sur le statut définitif. La dernière séquence de négociations directes s'est interrompue en avril 2014.
Dans son avis consultatif du 19 juillet 2024, la Cour internationale de justice a conclu que la présence continue d'Israël dans le territoire palestinien occupé était illicite et devait prendre fin dans les meilleurs délais. Elle a estimé qu'Israël devait cesser toute nouvelle implantation, évacuer les colons et réparer les dommages causés. Elle a jugé que les Etats devaient s'abstenir de reconnaître cette situation comme licite. Le gouvernement israélien a rejeté ces conclusions, dépourvues de force exécutoire.
La Palestine a adhéré au Statut de Rome en 2015 et une enquête a été ouverte en mars 2021. Le 21 novembre 2024, la Cour a délivré des mandats d'arrêt visant Benyamin Nétanyahou et Yoav Gallant pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité présumés, ainsi qu'un mandat contre le chef militaire du Hamas Mohammed Deif, retiré après confirmation de sa mort. Israël conteste la compétence de la Cour.
L'Egypte contrôle le point de passage de Rafah et joue un rôle de médiateur. La Jordanie exerce une tutelle historique sur les lieux saints musulmans de Jérusalem, confirmée en 1994. Le Qatar héberge une partie de la direction du Hamas et intervient dans les négociations sur les trêves. Les accords d'Abraham de 2020 ont normalisé les relations entre Israël et plusieurs Etats arabes sans règlement de la question palestinienne.
L'Union européenne figure parmi les principaux bailleurs de l'Autorité palestinienne et soutient une solution fondée sur deux Etats. L'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine demeure leur principal prestataire de services, alors que des lois israéliennes entrées en vigueur le 30 janvier 2025 lui interdisent d'opérer sur le territoire israélien. La Belgique contribue à son financement.