L'arabe est la langue officielle de l'Etat de Palestine et la langue maternelle de la quasi-totalité de la population. Comme partout dans le monde arabe, l'usage se partage entre une langue écrite commune et un parler quotidien propre à la région. Quelques mots suffisent souvent pour recevoir un accueil chaleureux.
L'arabe littéral, appelé fusha, sert à l'écrit, dans l'enseignement, dans l'administration et dans les journaux télévisés. Les Palestiniens l'apprennent à l'école et le comprennent, mais ne l'emploient pas dans la conversation courante. Un francophone qui a étudié l'arabe classique se fait comprendre, tout en découvrant que les réponses lui parviennent en dialecte.
Le parler palestinien appartient à l'arabe levantin, ou shami, partagé avec la Syrie, le Liban et la Jordanie. Les différences avec le parler de Damas ou de Beyrouth restent limitées et l'intercompréhension est immédiate. A l'intérieur même de la Palestine, les linguistes distinguent des variantes urbaines, rurales et bédouines, ainsi que des traits propres à la bande de Gaza.
La lettre qaf illustre bien cette variation. Elle se prononce comme un coup de glotte dans les villes comme Jérusalem ou Naplouse, comme un k dans de nombreux villages et comme un g dur chez les locuteurs d'origine bédouine et dans une partie de Gaza. Le dialecte simplifie également les voyelles finales et emploie un préfixe pour marquer le présent, ce qui distingue nettement la langue parlée de la langue écrite.
L'anglais est enseigné dès les premières années de scolarité et se pratique couramment dans les hôtels, les universités et les organisations internationales de Ramallah, de Bethléem ou de Jérusalem-Est. Le français reste plus rare, même s'il figure au programme de quelques établissements. L'hébreu est connu de nombreux Palestiniens, en particulier de ceux qui ont travaillé en Israël ou qui vivent à Jérusalem-Est.
Quelques formules facilitent les premiers échanges, transcrites ici avec une prononciation approximative en français.