L'architecture palestinienne

L'architecture palestinienne se lit d'abord dans la pierre calcaire locale, dans les voûtes et dans l'organisation serrée des vieilles villes. Plusieurs ensembles figurent sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, tandis que d'autres formes bâties, comme les camps de réfugiés, sont nées de l'histoire récente.

Vieille ville de Jérusalem

Enfermée dans des remparts élevés sous Soliman le Magnifique entre 1537 et 1541, la vieille ville rassemble le Dôme du Rocher achevé en 691, la mosquée al-Aqsa, le Saint-Sépulcre et un tissu dense de souks d'époque mamelouke. L'UNESCO l'a inscrite sur la liste du patrimoine mondial en 1981 et sur celle du patrimoine en péril l'année suivante.

Hébron et centre historique

Le centre historique d'Hébron s'organise autour du sanctuaire d'Ibrahim, dont l'enceinte remonte à l'époque hérodienne. Ses ruelles couvertes et ses maisons mameloukes et ottomanes ont été inscrites par l'UNESCO en 2017, simultanément sur la liste du patrimoine mondial et sur celle du patrimoine en péril. Le centre-ville est divisé depuis 1997 en deux zones administratives, ce qui a vidé une partie des commerces.

Bethléem et église de la Nativité

L'église de la Nativité, fondée au quatrième siècle et reconstruite au sixième, a été le premier site inscrit au patrimoine mondial au titre de la Palestine, en 2012. Une campagne de restauration menée dans les années 2010 a rendu ses mosaïques et sa charpente de nouveau visibles. La ville conserve par ailleurs un centre ottoman aux cours intérieures caractéristiques.

Naplouse et savonneries

Naplouse a été largement reconstruite après le tremblement de terre de 1927, mais garde ses hammams, ses caravansérails et ses savonneries. Ces bâtiments hauts abritaient les cuves de cuisson au rez-de-chaussée et le séchage du savon dans les étages supérieurs.

Battir et paysage en terrasses

Le paysage de Battir, au sud-ouest de Jérusalem, associe des terrasses agricoles, des sources et un réseau d'irrigation entretenu depuis l'Antiquité et réparti entre les familles du village. L'UNESCO l'a inscrit en 2014 sur la liste du patrimoine mondial et sur celle du patrimoine en péril.

Maisons à voûtes et camps de réfugiés

La maison rurale traditionnelle repose sur une voûte de pierre unique, appelée aqd, qui couvre une pièce servant à la fois de séjour et d'étable. Les camps de réfugiés, ouverts à partir de 1949 sous la responsabilité de l'UNRWA, sont passés des tentes aux constructions de béton, avec des ruelles étroites et une densité très forte.

Patrimoine de Gaza

La bande de Gaza conservait des monuments anciens, parmi lesquels la grande mosquée Omari, l'église Saint-Porphyre et le hammam al-Samra. L'UNESCO a signalé, dans des évaluations publiées depuis 2024, des dommages sur plus d'une centaine de sites culturels du territoire.